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Guide technique

Comment choisir un procédé de nettoyage pour cartes électroniques ?

Avant de choisir une machine, il faut choisir un procédé. Le bon procédé dépend du contaminant, du type de carte et du niveau de propreté visé — pas de l'inverse.

BDBureau d'études MBtechIngénierie procédé · 14 mai 2026 · 3 min de lecture
Carte électronique en cours de nettoyage de précision dans une machine MBtech

Le réflexe le plus courant est de commencer par la machine. C'est l'inverse qu'il faut faire : on définit d'abord le contaminant à retirer et le niveau de propreté attendu, puis on en déduit le procédé, et seulement ensuite l'équipement. Ce guide pose la méthode.

Partir du contaminant, pas de la machine

Une carte assemblée porte rarement un seul type de salissure. On y trouve, selon le procédé d'assemblage, des résidus de flux (no-clean ou hydrosoluble), de la pâte à braser non refondue, des traces ioniques, parfois des résidus de vernis ou de gel de protection. Chacun se comporte différemment face à la chimie, à la température et à l'agitation mécanique.

Identifier le contaminant avant tout

  • Type de flux utilisé (no-clean, hydrosoluble, résine) et fiche technique associée.
  • Densité des composants et présence de boîtiers à faible garde au sol (BGA, QFN).
  • Sensibilité des composants à l'eau, à la température et aux ultrasons.
  • Exigence de propreté finale : esthétique, fonctionnelle, ou normée (résidus ioniques).

Les critères de choix du procédé

Quatre familles de procédés couvrent la majorité des cas en nettoyage aqueux. Le tableau ci-dessous résume leurs zones d'usage typiques — à confirmer toujours par un essai sur vos pièces réelles.

ProcédéPoint fortVigilance
Immersion + agitationDoux, homogèneSous-composants difficiles d'accès
UltrasonsPénétration fineSensibilité de certains composants
Jets immergésAction mécanique dirigée sous immersionRéglage des buses et du débit
Spray Under ImmersionCombine immersion et jetsDéfinir la cinématique de lavage
Repères d'usage (à valider par essai)

Mesurer la propreté, ne pas la deviner

Une carte « propre à l'œil » peut conserver des résidus ioniques qui dégradent la fiabilité à long terme (courants de fuite, corrosion, dendrites). La propreté doit être évaluée par une mesure objective — résistivité de l'extrait, mesures localisées — et tracée dans le temps, pas constatée visuellement.

NC25Produits liésNC25Défluxage et nettoyage des cartes électroniques par jets immergés

Intégrer la traçabilité dès le départ

En électronique exigeante, le procédé de nettoyage doit être documenté comme une étape de production : paramètres de cycle, lots, opérateur, résultats de contrôle. Prévoir la traçabilité dès le choix de la machine évite d'avoir à la rajouter ensuite.

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Questions fréquentes

Faut-il nettoyer une carte assemblée avec un flux « no-clean » ?

Le « no-clean » signifie que le résidu est conçu pour rester sans nuire dans des conditions données. Dès que la fiabilité, l'esthétique ou une étape ultérieure (vernis, collage) l'exigent, le nettoyage redevient pertinent. La décision se prend au cas par cas, en mesurant la propreté.

Ultrasons ou jets immergés pour les cartes denses ?

Les ultrasons offrent une pénétration fine mais demandent de vérifier la sensibilité des composants. Les jets immergés apportent une action mécanique dirigée sous immersion, efficace sous les boîtiers à faible garde au sol. Le choix dépend de la carte : un essai tranche.

Comment vérifier qu'une carte est réellement propre ?

Par une mesure objective de propreté (résidus ioniques, mesures localisées) plutôt qu'à l'œil, et en traçant les résultats dans le temps pour garantir la reproductibilité.